Kractere – Ma vérité : En hommage a toi mon frère !

Paroles :

TA vérité était dure à entendre
TON silence c’est pire…
Alors je prends le temps…
j’respire

J’commence par t’dire je t’aime mais ça tu le sais déjà
C’que tu n’sais pas c’est qu’à bout, tu m’as poussé plus d’une fois
J’t’ai aimé et détesté du plus fort que j’ai pu
J’voudrais passer du temps à t’écouter mais maintenant je n’t’ai plus

Être le petit frère du grand c’est censé être cool
Mais quand t’es le grand frère du grand c’est vite pesant
Une fois l’grand frère parti tout s’écroule
Tu restes juste le grand du petit par simple désistement

Tu m’prenais pour exemple depuis qu’on était gônes
J’l’ai compris bien trop tard mais ch’ui qu’un homme
Tu sais Xav j’m’adapte à la masse pour me faire comprendre
Parce qu’il n’y a pas qu’à la messe que d’la hauteur on prend

Y’a des phrases qui résonnent et qui m’écorchent net
Y’a ton regard que je voudrais revoir par la fenêtre
C’est pas la suite qu’on avait prévu putain
Le ciel est si grand pourtant j’regarde si loin

Parfois ch’suis à coté d’la plaque : j’te parle mais t’es absent
Je m’abstiens, de rage j’suis vert comme l’absinthe
C’est frontale, j’ai des idées sombres et sales
Ça m’fait du bien d’écrire des choses qui font si mal

J’ai une main sur le coeur, une autre sur le stylo
Mes larmes, peu à peu, remplissent mon silo
Malgré tout j’me refuse de flancher
J’me refugie dans mes sons pour qu’on reste branchés

Faut qu’j’me dise qu’on est ici que pour un moment
La fleur pousse devient belle puis se retire en un instant
Elle revient plus tard sous une autre forme pour son dénouement
J’m’imagine que c’est pareil pour toi, ça m’console au moins un temps

J’taille ma mine j’lai mauvaise aujourd’hui
J’écris des lignes en suivant celles de ma conduite
Tout ça m’anime, toi t’as conduit sans suivre celles qu’on avait construites
Il parait que tu veilles sur moi mais bordel j’te vois pas d’où j’suis

C’est hyper dur les images de l’accident perdurent
T’étais juste un mec de 33 ans totalement perdu
C’texte est poignant et rageant bien sûr qu’il percute
J’baisse la tête j’prends des uppercutes pourtant j’ai la tête dure

Quand j’prends l’volant j’vois des scènes d’horreur
J’ai réfreiné mes sentiments j’ai pas pu être ton sauveur
T’as choisi de prendre prendre une route si sinueuse
J’te rejoindrai mais le plus tard possible si Dieu veut

Et si il veut pas ? On forcera le destin
On fera un festin avec ceux qui ont pas retourné leur veste hein
Je voudrais m’élever si haut pour te parler comme les Saints
Parc’qu’on a été élévés en meute et qu’un loup a toujours besoin des siens

J’fais des recherches sur tes recherches mais ça me nuit
J’deviens hard, peu de chances que ma haine s’amenuise
Bien sur que ça m’ennuie, j’ai besoin d’réconfort
Comme quand notre frère faisait le con et qu’on venait en renfort

Plus tu t’éloignes plus j’pense qu’ils nous mentent Xav
J’en suis convaincu : tu savais ce que peu de savants savent
Tu t’posais des questions que je me pose dorénavant
J’me demande juste pourquoi j’me les suis pas pas posées avant

Ton départ me colle à la peau comme tes lettres et tes écrits
Un monde sépare tes mots et mes maux, dans ma tête j’ai tes cris
J’t’ai traité d’énergumène sans écouter tes arguments
J’avais vu ta folie depuis longtemps mais j’voulais pas être alarmant

Quoi ? Des gens te parlent ? Des putains de voix imaginaires ?
Il a fallu que tu partes pour que je réalise et que j’imagine frère
Ta putain de souffrance et tes peines t’étais possédé
T’avais raison vaut mieux avoir la santé que de posséder

Tu voyais des signes et des lumières
Tu entendais des messages d’amour et des relais
J’ai oublié à quel point ça pouvait être lunaire
D’avoir tristement eu raison sur ton reflet

J’suis v’nu te parler cru c’est rien par rapport à c’qui raisonne dans ma tête,
C’est cruelle ce qu’il y avait dans la tienne
Un duo en duel qui te parlait 100 fois
Il faudra qu’j’me fasse à l’idée de tout faire sans toi

La solitude t’aimais pas ça mais t’en as pris l’habitude
T’avais trop d’faces comme un rubik’s cube
Trop de disputes dûes à ton attitude et à tes certitudes
J’aimerais débattre mais t’as pris trop d’altitude

J’l’ai pensé, mais j’aurai jamais pu imaginer que de toi cette folie nous couperait
Sur ta tombe j’me suis assis mais ça tombe mal c’est mon dernier couplet
C’est facile de te dire que tu nous manques quand est tombé l’couperet
J’me recentre sur moi, sur celui que j’veux être et j’en suis tout prêt

Hypersensible, tu t’étais caché derrière ta colère
Sur la défensive, je t’ai même traité de bipolaire
S’ils savaient c’que je sais, qu’ils ne savent pas
Crois-moi, j’ai essayé mais eux n’essaient pas

Je prie le ciel, j’t’ai entendu partout tel un schizophrène
J’t’ai même senti, c’était pas l’cas, t’imagine pas ma peine
T’avais pas d’limites, comme toutes tes réactions flipantes
T’es parti si vite, comme la plus belle des étoiles filantes

Parfois je t’ai laissé parler d’ta foi pour pas qu’on s’fache
Pour rien qu’on s’cache j’aimais pas ça moi
Jesus crie encore lui, toi tu ne crieras plus
Il a mis une croix sur toi, tu n’écriras plus

Toi qui me parlais de Dieu maintenant je lui parle de toi
De toi à moi, je lui demande pourquoi toi et pas moi
J’suis qu’un humain, pas surhumain, quand j’comprends pas j’fuis
Les vrais se comptent sur une main, eux seuls avaient l’niveau pour t’suivre

On a tous cherché des explications pour se dédouaner
J’me suis mis à douter avec des tonnes d’interrogations
Puis j’ai fini par comprendre que ça ne faisait que t’éloigner
Aucune réponse t’fera revenir t’avais pas besoin de dérogation

J’suis dans mes songes j’pense à ce que tu serais devenu
Toi t’as préféré aller voir Eve nue
T’avais deux tenues : le démon et l’ange,
Ça m’démange, j’suis devenu feu et flamme, quel mélange

Dans ta tête c’était tout sauf le silence j’le savais comme beaucoup
T’es arrivé en fin de course à bout de souffle avec la corde au cou
On rêve du paradis pas de Lucifer
Entre ce noeud et ta mort il n’y a que la corde qui diffère

Tellement d’soirs où bercé par la solitude
T’as cru qu’le sky pourrait combler le vide
C’est un comble c’est maintenant que t’es plus en vie,
Que j’ai envie que tu me saoules avec tes certitudes

Tu voulais sortir, bouger, qu’on fasse la fête ensemble
D’l’aclool, j’voulais te faire sortir mais je n’étais qu’les jambes et toi la tête pensante
J’ai pas pu t’sauver tu t’es sauvé, sauvé des gens pour une cause
Je vais composer ma vie ainsi… T’es sûrement mieux là-haut enfin je suppose

Le paradoxe est horrible toi qui aimait t’habiller de blanc
Ce jour là nos couleurs se ternissent
Depuis rien ne va et les douleurs s’éternisent
Alors oui je chiale, j’en ai assez de faire semblant

J’suis une référence dans mon domaine mais si petit sur Terre
J’t’ai jamais laché, jusqu’à la tombe même, j’reste ton p’tit frère
T’as joué avec la vie mais c’est ta vie qu’t’as mis en jeu
Maintenant quand j’passe te voir c’est toi qui reste silencieux

J’ai assumé mon rôle j’me console en m’disant ça
En médisant sur ceux qui parlent depuis 2 ans là
Entre parenthèses, faites en sorte qu’ils se taisent
Puis faites vos thèses j’répondrai à vos hypothèses

Rendre hommage à un enterrement
Faut que ce soit fait avec le coeur
Vous ne l’appréciez pas quand il était vivant
Alors pourquoi le pleurer tous en chœur ?

Vous êtes venus pleurer le jour de sa mort puis NEXT
Nous on pleure chaque jour depuis sa mort puis NIET
Le puit se remplit avec nos larmes pas avec vos égos
Vos larmes elles aussi tombent de haut puis font grand écho

C’est insensé de penser qu’en y r’pensant on va panser nos pensées
Déjà beaucoup trop de temps sans toi j’vais le romancer
J’soulage mes souvenirs en y plaçant des pansements
J’y pense pas moins mais c’est un commencement

Ces putains de tombes pleines de couleurs
Ont du mal à colorer ma douleur
J’t’ai fais des promesses j’ferai tout pour les honorer
Pas comme ceux qui sur ta tombe ont mis des mots dorés

Et pourtant j’y retourne sans cesse et je suis bavard
Mon téléphone ne sonne plus depuis qu’t’es plus sous les radars
J’te raconte ma vérité : j’suis blessé et navré
J’sais que pour certains ce texte sera déplacé en vrai

On m’dit sans cesse de faire des efforts mais à quoi bon en faire ?
Ce qui te tue pas te rends plus fort et si ça tue… bhen t’as plus d’frère
La vie est injuste, j’te vois plus, mais où es-tu, tu laisses un vide pesant
La distance entre nous est immense pourtant je te sens si prêt, vraiment…

Il ne m’reste que des photos et des souvenirs
Des bons moments et non de tes fautes j’voudrais m’souvenir
T’as eu des torts mais j’tai jamais laissé seul
À bout d’bras j’t’ai supporté, vivant et mort jusqu’au linceul

On ne peut pas combler l’absence de quelqu’un qui n’est plus là
Faire MON deuil c’est te laisser partir j’avais pas la force jusque-là
Le bonheur est dur à trouver pourtant il était juste la
à ton tour trouve ta place, t’y étais pas, c’était injuste là

Dans c’morceau, y’avait rien d’conventionnel : tu ne l’étais pas
Pour mettre les points sur les i à tous ceux qui n’t’aimaient pas
Maintenant tu vis en moi et pour toujours
Y’a plus d’regrets c’est l’moment des je t’aime… tout court

Paroles : Jimenez Julien
Intro : Guillaume Giraudet-Bacchiolelli (Merci!)
Remerciements à toute l’équipe de Korleon’Biz pour ce cadeau (studio)
Merci à ma femme pour tout le temps accordé sur les corrections, tournures de phrases.
Prod : Spin-records.fr
Studio : Spin-records.fr
Mix : Spin-records.fr